16 janvier 2010
15 janvier 2010
RESF: Communiqué
RESF info du 14 janvier 2010
Le Ministre de l’Expulsion à tout prix
Le ministre de l’immigration ou « ministre de l’Expulsion à tout prix » commence fort l’année. Après s’être vanté de son record d’expulsions effectuées, après avoir renvoyé des Afghans dans un pays en guerre, il diligente des expulsions express. Le ministre poursuit résolument son action de destruction.
Destruction du droit : expulsions sans laissez passer délivré par le pays, expulsions préparées à l’avance de façon à ce que le juge des Libertés ne puisse pas statuer sur la légalité de l’arrestation, expulsions réalisées avant même que la CNDA (Cour Nationale du Droit d’Asile) n’ait pu statuer, expulsions au mépris du droit à vivre en famille reconnu par la convention internationale des droits de l’enfant.
Destruction des familles par expulsion d’un des parents, destruction des ressources de la famille quand un père qui travaille disparaît,
Destruction des valeurs humaines élémentaires : familles entières surprises au saut du lit, enfants arrachés au sommeil, embarqués, trimballés de commissariat en Centre de rétention, puis expulsés immédiatement par tous les moyens, sur des avions de ligne ou sur des vols spécialement préparés et quelque soit le sort qui leur est promis à l’arrivée.
Arrestation sur le lieu de travail, dans un centre d’hébergement, dans les transports en commun, tout est bon pour faire le chiffre dont le ministre se vante.
Il est grand temps de mettre un terme à ces ignominies. Il est temps de supprimer un ministère honteux. Il est temps de changer les lois qui fabriquent les sans papiers et qui empêchent de régulariser.
Ci-dessous, une liste un peu longue, qui correspond à un peu plus de 24 heures d’activité du ministère. Les coordonnées des préfectures directement concernées sont après chaque cas évoqué. Celles du ministère de la Rafle et du drapeau et de l’Elysée sont en fin de document.
Même quand les familles ont été expulsées, merci de dire tout le mal que vous en pensez aux préfets qui organisent concrètement les expulsions. Restez polis cela n’en aura que plus de force.
Pour les deux pères, travailleurs qui n’ont pas encore été expulsés, obtenons leur libération et leur régularisation.
Strasbourg
Quatre familles de Roms, représentant au total 16 personnes dont 8 enfants âgés de 4 à 16 ans, ont été arrêtées, mardi matin 12 janvier à l'Elsau, et placées en rétention dans les centres de Nîmes, Lille et Metz afin d'être reconduites à la frontière hongroise dès le lendemain.
Ce mardi soir, place Broglie, non loin de l'hôtel du préfet, 50 personnes sont réunies, à l'initiative de RESF Bas-Rhin, pour « dire leur dégoût et leur colère » face « à ces expulsions qui déshonorent notre pays et lui coûtent cher », lance Christophe Zander, membre du comité Romeurope - de 8 000 à 21 000 euros selon les estimations.
« Ces arrestations sont d'autant plus choquantes que quatre autres familles, venues d'un village voisin et donc confrontées aux mêmes persécutions, sont elles, dans l'attente d'une réponse de l'OFPRA. Pourquoi une telle différence de traitement ? », s'interroge Alban Damery, membre de Casas.
« J'ai mis mon écharpe d'élu, mais vu ce qui s'est passé ce matin, je ne suis vraiment pas fier, ce soir, d'être un élu de la République. Nous glissons vers le pire sans qu'on sache où le pire s'arrêtera », conclut Alain Jund, adjoint (Verts) au maire de Strasbourg - accompagné hier de Jacques Fernique, tête de liste Europe Ecologie pour les régionales et Eric Schultz, conseiller municipal strasbourgeois (Verts).
Préfet : raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr fax 03 88 21 62 16
Sous Préfet : pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr fax 03 88 21 68 07
secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr fax 03 88 21 61 55
Ain
Vite fait, « bien » fait, la basse besogne a été accomplie à toute allure.
Cueillis mardi 12 janvier dès six heures du matin chez Emmaüs, emmenés à Bourg peu après, puis au centre de rétention, les Bunjaku ne seront pas restés longtemps au CRA de Lyon Saint-Exupéry. Ce matin mercredi ils ont prévenu qu’un véhicule venait les emmener. Plus de nouvelles à partir de neuf heures (plus de portable). à midi et demie, nouveau contact, ils sont en Italie, et ils arriveront à Pristina à 14 h 10. M. Bunjaku, stupéfait, explique que c’est un petit avion particulier qui les a emmenés, escortés par six policiers. « Je ne suis pas un criminel », répète-t-il.
Voilà les méthodes expéditives employées par la France, comme si l’enlèvement et l’expulsion d’une petite famille, d’une femme enceinte malade et de deux enfants de cinq et sept ans était une priorité nationale, une urgence absolue !
Qu’on ne vienne pas nous dire que tout cela s’est fait sans violence et dans le respect du droit. Un courrier de la préfecture ayant été mal acheminé, les Bunjaku n’ont pas pu déposer à temps les recours auxquels ils pouvaient prétendre. Un passage express au CRA n’en est pas moins traumatisant, et il évite l’examen du dossier par un juge des libertés et de la détention. Le vol privé au départ de l’aéroport de Lyon-Bron empêchait toute mobilisation (et toute scène d’adieux). Et mardi matin, malgré la courtoisie des gendarmes, l’enlèvement de la famille ne s’est pas fait dans une atmosphère apaisée. Madame Bunjaku hurlait, cette scène dramatique a beaucoup marqué les compagnons présents, et toute la communauté qui prenait soin d’eux. Les Bunjaku connaissent les dangers réels qui les menacent au Kosovo, où ils ne sont attendus par personne. Livrés à eux-mêmes dans un aéroport, sans ressources, que font-ils à l’heure qu’il est ? Bien entendu, les autorités françaises l’ignorent et s’en lavent les mains.
Tous ceux qui avaient commencé à s’attacher à Dafina, Rrahim et leurs parents, et au-delà tous les citoyens attachés aux droits de l’homme et aux conventions internationales, aux traditions d’accueil de la France, tous ceux pour qui l’échange et le partage signifient encore quelque chose, sont consternés, atterrés, écoeurés. Comment des choses pareilles sont-elles possibles ici, aujourd’hui ? Mais ils ne sont ni résignés ni abattus. Nous ne nous habituerons jamais. L’heure est à la protestation, et à la mobilisation pour favoriser le retour de cette famille dans le pays qu’elle avait choisi.
Affaire suivie par Michel Cabaussel 06 84 71 26 61
RESF 01
Communauté Emmaüs de Lent-Servas
Le Préfet : Régis Guyot regis.guyot@ain.pref.gouv.fr
45, avenue Alsace-Lorraine BP 400 01012
Bourg-en-Bresse Cedex
04 74 32 30 01 (secrétariat)
La directrice de cabinet : violaine.demaret@ain.pref.gouv.fr Fax : 04 74 23 26 56
Le secrétaire général : dominique.dufour@ain.pref.gouv.fr Fax : 04 74 32 30 99
Le chef du bureau des étrangers : Daniel Massard daniel.massard@ain.pref.gouv.fr Tel : 04 74 32 59 14
Seine et Marne 77
Interpellation sur son lieu de travail (un restaurant asiatique d’Ozoir-la-ferrière, 77) le 13 janvier d’un travailleur sans-papier, père de famille, Monsieur KANTE. Les policiers sont passés au domicile pour s’emparer du passeport.
Son enfant de 3 ans, né en France en 2006, est scolarisé à l’école maternelle Leclerc de Gretz-Armainvilliers (77). Sa femme dispose d’un titre de séjour « vie privée et familiale » pour raison médicale valable jusqu’en juin.
Monsieur est en France depuis 2000-2001. Il a travaillé comme cuisinier à la Défense et a interrompu suite à une demande de la médecine du travail. Il a suivi une formation professionnelle en informatique. Mais sa demande de titre de séjour a débouché sur un refus cet été, confirmé par le tribunal administratif.
Affaire suivie par Yves Terrenoire (RESF 77) 06 07 40 74 17
Préfecture de Seine et Marne : Tél O1 64 71 77 77 Fax 01 64 37 10 35
Place de la Préfecture 77010 MELUN CEDEX
tel Sce DRLP4 Expulsions, Reconduites, Asile... : 01 64 71 78 77 *fax *: 01 64 37 10 35
Préfet : Michel GUILLOT
mails :
michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
philippe.cure@seine-et-marne.pref.gouv.fr
colette.desprez@seine-et-marne.pref.gouv.fr
abdel-kader.guerza@seine-et-marne.pref.gouv.fr
catherine.bonneau@seine-et-marne.pref.gouv.fr
elodie.janin@seine-et-marne.pref.gouv.fr
Seine Saint Denis 93
Monsieur Hyseni LIMANI, d’origine albanaise, né le 27/11/1971, a été arrêté dans les transports en commun le 12 janvier 2010. Il est actuellement au centre de rétention du Mesnil-Amelot.
Monsieur Hyseni LIMANI vit en France depuis 2004, il est marié et a deux enfants : une fille Besa, scolarisée en grande section de maternelle à l’école Victor Hugo de Saint-Ouen et un fils Barjam, âgé de 2 ans et demi. Le frère de Monsieur LIMANI vit en France en situation régulière, sa femme est française. Mr LIMANI a une promesse d’embauche dans la restauration. Sa vie est en France où est né son deuxième enfant et où toute sa famille est installée. La communauté éducative de l’école Victor Hugo de Saint-Ouen est très préoccupée par cette arrestation et se mobilise pour soutenir cette famille. C'est la deuxième fois en six mois que ce père de famille est arrêté et placé en rétention. Cette situation est extrêmement dure à vivre pour sa femme et ses deux enfants.
P1409 - Le papa de Besa et Berjam ne doit pas être expulsé
Préfecture de Seine et Marne : Tél O1 64 71 77 77 Fax 01 64 37 10 35
Place de la Préfecture 77010 MELUN CEDEX
tel Sce DRLP4 Expulsions, Reconduites, Asile... : 01 64 71 78 77 *fax *: 01 64 37 10 35
Préfet : Michel GUILLOT
mails :
michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
philippe.cure@seine-et-marne.pref.gouv.fr
colette.desprez@seine-et-marne.pref.gouv.fr
abdel-kader.guerza@seine-et-marne.pref.gouv.fr
catherine.bonneau@seine-et-marne.pref.gouv.fr
elodie.janin@seine-et-marne.pref.gouv.fr
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
14 janvier 2010
Associations et ONG en Faveur de Haïti
La croix rouge française
Planète Urgence
Première urgence
Programme alimentaire mondial
Médecins Sans Frontières
Alliance Canado-Haïtienne d’Aide au Financement et à l’Exécution des Projets(ACHAFEP).
Fondation S.O.S. Enfants Haïti
Association Coeur pour Haïti
Association Médicale Haitienne
Seeds for Haiti, organisation pour l’aide et le développement en Haïti surtout en agriculture.
Brigad Entènasyonal Lapè: Brigades de Paix Internationales, Projet d’Haïti.
Collectif Haïti de France, lieu d’échange et d’information sur l’actualité franco-haïtienne.
CRAD, le Centre de Recherche et d’Action pour le Développement (Delmas, Haïti).
Haïti Échanges, association basée en France: Lettre de réflexion, échanges d’informations.
Haiti Interfacepour les droits de l’homme, la culture, l’environnement et le sociales en Haïti.
Haiti Support Group, conseil de surveillance des associations à Haïti.
Haitian Education & Leadership Program<
MICIVIH: la Mission Civile Internationale en Haïti, OEA/ONU.
Projet Pierre Toussaint, école et centre de jeunes au Cap-Haïtien.
Regroupement des Organismes Canado-Haïtiens pour le Développement(ROCAHD), organisations qui travaillent en faveur du développement humain durable en Haïti.
Site culturel de la communauté haïtienne de Suisse.
Société des Amis de la République Haïtienne(SAR Haïti), association française.
Yelé Haiti, ONG dirigée par Wyclef Jean qui sponsorise des projets de développement en Haïti.
AMITIE et SOLIDARITE AVEC HAITI
La chaine du bonheur
Frères des Hommes
Avaaz: Solidarité pour Haïti
Les Haïtiens ont besoin de notre aide au plus vite -- nous sommes déjà en contact avec des organisations locales très efficaces qui impliquent leurs communautés pour secourir le plus de victimes. A nous d'envoyer le plus grand nombre de dons à ceux qui sont en première ligne, afin de sauver des vies maintenant et pour aider la population à se remettre de la catastrophe et à reconstruire. Avaaz travaillera étroitement avec ses partenaires pour s'assurer que l'aide atteint ceux qui en ont le plus besoin.
Cliquez ici pour faire un don:
Sur les conseils des plus grandes ONG humanitaires qui travaillent en Haïti depuis plus de 30 ans, nous allons remettre l'ensemble des dons à des organisations locales compétentes, parmi lesquelles:
- Honneur et Respect pour Bel Air, un grand réseau communautaire de la capitale haïtienne Port-au-Prince, qui est également soutenu par nos amis de l'ONG brésilienne Viva Rio.
- Coordination Régionale des Organisations de Sud-Est (CROSE), qui réunit des associations du Sud d'Haïti parmi les plus actives et dans la zone la plus touchée par le séisme. Il s'agit notamment de groupes de femmes, réseaux d'écoles et coopératives locales.
D'une tragédie douloureuse comme celle-là peut naître la solidarité la plus grande. Ensemble soutenons Haïti, aidons la population locale à secourir les victimes et à se remettre de cette violente catastrophe
13 janvier 2010
Laisser le temps au temps
je préfère laisser l'ordinateur à Fiston qui se noie dans ses jeux vidéos et communique avec ses copains sur MSN.
Après tout il va bientôt se faire opérer et cela le soulage de pouvoir avoir quelques conversations de copains à copains..
Cela lui permet de se positionner en "homme" et de grandir quelque part.
je lui laisse donc la place le plus souvent possible et je profite de ce qu'il dort ou part avec son père pour me connecter un peu..
A bientôt...
Merci d'être fidèles
Tremblement de terre en Haïti, La Fondation des Casque Rouges se mobilise
L'exposition, qui se tiendra du 9 au 26 octobre au Musée d'Art haïtien, à Port-au-Prince, présente des œuvres de cinq photojournalistes de l'Agence VII, basée à New York. Ces photographies nous offrent un regard direct et inédit sur les effets qu’ont la guerre et la violence armée sur la vie des populations. Elles mettent également en exergue la solidarité dont font preuve des femmes et des hommes ordinaires pour aider ceux qui souffrent à préserver leur dignité et à garder l'espoir.
Les photographes se sont rendus dans huit pays : James Nachtwey a voyagé avec le CICR en Afghanistan et dans le centre de Mindanao, région des Philippines ravagée par un conflit. Pendant ce temps, Ron Haviv couvrait la République démocratique du Congo et Haïti, Chris Morris le Libéria, Franco Pagetti la Colombie et le Liban, et Antonin Kratochvil photographiait la Géorgie, en Europe de l'Est.
L'exposition Notre monde – En guerre fait partie de la campagne du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intitulée Notre monde. À vous d'agir, qui met en évidence les défis humanitaires les plus pressants de notre époque et le pouvoir qu'a chaque être humain de faire changer les choses.
