18 avril 2009

RESF: communiqué

Miao Lin : jeunesse volée, bientôt bâillonné et attaché au siège d'un avion ?
"Dindon de la farce"
Le 31 mars, Miao est arrêté à la faveur d'un contrôle d'identité. En gare de Bellegarde sur Valserine (01), les agents de la PAF se font un malin plaisir de menotter ce futur père de famille sous les yeux horrifiés de sa compagne en état de choc. Miao fait partie de la vague d'arrestation des "18 de Paris" autrement dit du 1er avril offert par Eric Besson.
A partir de là, la situation se dégrade très vite : en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, aucun juge ne trouve à redire de l'étroitesse des lois, la légalité de la procédure est confirmée. L'une après l'autre, les voies de droit se ferment.
Plus de mille signatures sont recueillies dans les 48 heures. Régis Guyot (préfet de l'Ain, auteur de l'APRF pris contre Miao) a manifestement mieux à faire que de répondre aux nombreuses et pertinentes interventions émanant d'élus PS, Verts, PC (des conseillers d'arrondissements aux parlementaires compétents en passant par les vices-présidents de région et les maires : chacun-e s'est mobilisé-e).

"Culture du résultat"

Encore retenu au centre Satolas (Lyon), plus rien ne s'oppose à ce que, à tout instant, Miao soit placé dans un avion.
Il est urgent de faire entendre la voix des citoyens comme des élus et de libérer Miao.
Il est urgent d'obtenir l'abrogation de cette ignoble décision prescrivant la reconduite de Miao en Chine, conséquence directe du "culture du résultat" si cher aux préfets soumis aux impératifs du chiffre.

"Jeunesse sans-papiers, jeunesse volée"

Miao LIN 23 vit à Paris, sans papiers. En 2003, Miao est venu retrouver ses parents en France. Miao a été scolarisé dès son arrivée. Remarqué pour son assiduité, Miao est soutenu par ses professeurs. Son mérite est salué de tous. Après une année d'adaptation et deux CAP, toujours sans titre de séjour et pour autant dans l'obligation d'aider sa famille, à l'été 2008 Miao trouve du travail dans la restauration.
Enthousiaste, autonome, Miao s'est toujours acharné à travailler – beaucoup, tout le temps. Famille, corps enseignant, amis : Miao fait l'unanimité.
Sa compagne attend un enfant de lui. Un artisan des métiers du bois se démène pour pouvoir l'embaucher. Miao n'a plus d'attaches en Chine, il n'est du reste jamais allé à Pékin. Le renvoyer brisera sa famille et sa vie si chèrement construite en France.
Liens
Actions :
Le texte de la pétition http://resf.info/P1112 peut servir de modèle dans vos courriers adressés
* A la préfecture de l'Ain, préfet Monsieur Régis GUYOT pour obtenir l'abrogation de l'APRF fax 04 74 23 26 56  regis.guyot@ain.pref.gouv.fr  et Françoise GUILLERMIN /
francoise.guillermin@ain.pref.gouv.fr (même fax)
* A la préfecture de Paris, préfet Monsieur Michel GAUDIN pour obtenir la régularisation : fax 01 53 71 67 23 / prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
*Au MIIIN (Ministère de l'immigration, de l'intégration et de l'identité nationale ...) Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00 Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr (pensez à modifier l'en-tête de votre courrier).
Secrétaire général :
patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

Les Enfants de Don Quichotte: Témoignages de mal-logés

Augustin
Discours d'Augustin Legrand durant la journée d'action
des délinquants de la solidarité
Voir la vidéo
"Si la solidarité est un délit nous demandons à être condamné..."

Portrait de patrick
Témoignage de Patrick, sans logement depuis 1997 à Bordeaux
Voir la vidéo
"...depuis 2006, nous on crève..."

Portrait de hubert
Témoignage d'Hubert, citoyen engagé à Bordeaux
Voir la vidéo
"après cette interview, je sais que j'ai plus aucun espèce d'avenir en politique ou quoi que ce soit... mais c'est pas grave... je resterais avec mes potes de la rue..."

Portrait de Aude
Témoignage d'Aude, création d'une cellule DALO à Emmaus Bordeaux
Voir la vidéo
"on a monté une cellule DALO, droit au logement opposable..."

Cyber Action: Sauvaons les Abeilles

Pour participer 1 simple CLIC ICI suffit

Malgré la participation de près de 12000 personnes à notre cyber @ction à l'automne dernier

Le Ministre de l'Agriculture a renouvelé jusqu'au 15 mai 2009 l'autorisation pour 2009 de la préparation Cruiser, insecticide utilisé en traitement des semences de maïs pour lutter contre le taupin.à des conditions restrictives et sous réserve d'un renforcement du suivi de son utilisation, après un avis favorable de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) en date du 14 novembre 2008, indique un communiqué du ministère.

Le cruiser dangereux pour les abeilles c'est le fabricant qui l'écrit : voir son document (cliquer sur la photo pour la voir plus nette)

On compte en France plus de 1000 espèces de pollinisateurs. Ces dernières années, leur surmortalité a été constatée partout dans le monde. Les abeilles sont particulièrement touchées, avec une mortalité annuelle de 30 à 40 %. Il faut savoir que 35 % du tonnage mondial d’aliments végétaux (fruits, légumes, oléagineux, café, cacao…) * et la survie de plus de 80% des espèces végétales dépendent directement de la pollinisation par les insectes !
 
Face à de tels enjeux agricoles, alimentaires, sanitaires et environnementaux, au nom du principe de précaution, nous demandons :

- d’interdire immédiatement le Cruiser
– de mettre en œuvre, sans retard et avec la plus grande vigilance, le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement, qui prévoit la réduction de 50% de l’usage des pesticides


COMMENT AGIR ?

Sur le site


Par courrier électronique
C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre  choix : interdiction du Cruiser
5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :





Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne


Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'Agriculture, au Ministre de l'environnement et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

RESF: communiqué

 L'acharnement continue contre Ammar Amedjar,ce jeune papa marocain arrêté à la sortie de l'école à Angers,le 6 février dernier.
Ammar est emprisonné depuis 2 mois et demi pour avoir par 2 fois refusé d'embarquer.

(1 mois de détention à Angers et 1 mois et demi à Villepinte)

Ce matin,alors que sa femme et ses filles l'attendaient à la sortie de la prison de Villepinte,il a été embarqué pour le centre de rétention de Bobigny et un avion serait prévu ce soir à 21h.

Il est temps que cesse cet acharnement:Ammar n'a-t-il pas payé assez cher son simple désir de vivre auprès de sa femme , de Maria,3 ans et d'Amina,9 mois?

Nous demandons simplement que ses filles puissent avoir le droit de vivre avec leur papa.

Vous trouverez ci dessous un rappel plus complet de la situation.

RESF 49.

Vous pouvez manifester votre soutien à Ammar auprès de la préfecture de Maine-et-Loire (attention à rester courtois, pour éviter d'éventuelles poursuites , fréquentes en ce moment)
Numéros tel : 02 41 81 81 81   &  02 41 81 80 20
Fax:02 41 88 04 63
Si les préfectures ont fermé certaines boites mails, il est toujours possible de leur écrire à courrier@
Ministère Besson
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharrière@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication : laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel : laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr
Matignon  :
Elysée fax : 01 47 42 24 65
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


 DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER


Nous avons appris l'arrestation d'un papa alors qu'il sortait de l'école Aldo Ferrarro, à Angers, où il venait de déposer sa petite fille.
Ammar Amedjar est marocain, marié avec une jeune femme d'origine marocaine qui réside en France depuis l'âge d'un an, titulaire d'une carte de résident (10 ans).
Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre en France, où vit toute sa famille, pour rechercher un emploi, afin de pouvoir faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour au moins 2 fois par an pour pouvoir le voir. Des enfants naissent : Maria a trois ans et demi, Amina 7 mois.
En mars 2008, lassé d'attendre ce regroupement familial, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de ses deux filles.
En juin 2008, à quelques jours de la naissance de leur seconde fille, la police l'interpelle à son domicile, l'emmène en garde à vue puis en rétention à Rennes. Arrivé à l'aéroport, il refuse de monter à bord.
Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.
Il retourne chez lui ; quelques jours après la police revient à son domicile vers 8 h du matin en lui demandant de les suivre pour des formalités administratives à la préfecture.
Hésitant, il accepte pourtant et se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est emmené à l'avion et craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.
Après 2 mois passés loin de sa femme et de ses 2 petites filles, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.
Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires(!), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pieds, comme chaque matin, déposer sa petite fille. Un policier prévient ensuite sa femme qu'il est conduit à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.
La petite Maria ne comprend pas pourquoi son papa n'est pas venu la chercher. La femme d'Ammar ne peut plus poursuivre ses démarches professionnelles. Un nouvel APRF lui a été notifié en prison. Un recours a été fait qui sera jugé lundi 16 février à 10h au Tribunal administratif. Si l'APRF est confirmé, Ammar sortirait de prison à l'issue de sa peine pour être reconduit au Maroc alors que sa femme et ses filles sont en France où elles ont passé toute leur vie.
L'attitude des autorités est honteuse, à tous les points de vue.
Monsieur Sarkozy jadis, Monsieur Hortefeux plus récemment, M. Darcos, Ministre de l'Education il y a peu, se sont à plusieurs reprises engagés publiquement à ce qu'il n'y ait pas d'arrestation dans les écoles ou à leurs abords... Cet engagement ne concernerait-il pas le Maine-et-Loire ? Ou la parole des ministres serait-elle sans valeur ?
Ammar Amedjar n'a commis aucun autre délit que de vouloir vivre auprès de sa femme et de ses enfants. Il l'a demandé légalement. Il en a attendu l'autorisation pendant des années pendant lesquelles les autorités se sont moquées de lui et de sa famille. Quand il a décidé de rester auprès de ses enfants, la réponse a été la police, l'interpellation, la violence, la condamnation, la déloyauté et, pour finir, l'arrestation à la porte de l'école de son enfant et la prison.
Les lois et les textes qui interdisent de fait le regroupement familial et la délivrance des visas doivent être abrogés. Ils engendrent des drames comme celui vécu par la famille Amedjar ou celui des petites filles congolaises (12 ans et 5 ans) internées et traduites en justice il y a 15 jours pour avoir été munies de faux passeports pour rejoindre leurs parents en France.
Dans l'immédiat, nous demandons la grâce présidentielle pour Ammar Amedjar.
  
Nous demandons d'autre part et évidemment, la délivrance immédiate d'un titre de séjour vie privée et familiale à Ammar Amedjar.
Pour RESF 49,
Katia Beudin 06 81 54 96 34
Vous pouvez manifester votre soutien à Ammar auprès de la préfecture de Maine-et-Loire (attention à rester courtois, pour éviter d'éventuelles poursuites , fréquentes en ce moment)
Numéros tel : 02 41 81 81 81   &  02 41 81 80 20
Fax:02 41 88 04 63
Si les préfectures ont fermé certaines boites mails, il est toujours possible de leur écrire à courrier@
Ministère Besson
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général : secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharrière@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication : laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel : laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr
Matignon  :
Elysée fax : 01 47 42 24 65
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

13 avril 2009

Cette fois, c'est vraiment les vacances!

 

Chocolat de Pâques : les peopoules fashion du poulailler Claudia et Cindy font leur retour et défilent exceptionnellement pour la grande maison A la Mère de Famille. A la pointe de la mode, elles imposent une fois de plus leur style, et l'on peut déjà affimer que les tendances 2008 seront des robes "noir et lait" doublées d'un croustillant feuilleté praliné !

 

Bonne semaine à tous!

12 avril 2009

RESF: communiqué


Le 17 avril à 17h45, si nous le  laissons faire, le vol Paris - Pékin expulsera en Chine Jin long Jiang, ses 3 enfants et sa femme restant en France. Ou,  pourquoi pas ? Une expulsion en famille, cinq d’un coup, puisque les trois filles et leurs parents sont frappés  d’une obligation  à quitter le territoire français ?
Un chiffre, une expulsion de plus, un père, une famille en  plus ou en  moins, mais pas tout à fait comme les autres.
Peina,  19 ans, a un visage que des centaines de milliers de spectateurs ont entrevu au  cinéma au printemps 2007, avec celui d’autres enfants de sans papiers qui disaient :
On a peur que nos parents soient arrêtés par la police  quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro, on a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées  et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas. On y pense tout le temps. A l’école aussi. Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? ….Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.
Peina et les autres enfants ont trouvé le courage de se montrer à visage découvert.  Acteurs d’un film, ils ont montré qu’ils étaient des nôtres, qu’ils participaient de notre culture commune.   300 cinéastes et artistes, réunis dans le collectif des cinéastes pour les sans papiers, 300  de ceux dont les noms  sont associés à la culture et à l’intelligence, ont refusé de cautionner la chasse à l’enfant,  la traque quotidienne des familles, les arrestations  et les expulsions justifiées par un ministère qui ose revendiquer l’humanité de sa politique.
Aujourd’hui Peina, 19 ans, élève de 1ère, Peifei, 21 ans, élève de terminale, et Peixain, leur sœur  de 23 ans ont toutes les trois reçu un avis d’expulsion.  Leur mère  également, qui a pourtant été en situation régulière pendant 3 ans. Acceptée hier, aujourd’hui bannie. Quelle logique ?  Quelle justice ?
Leur père, Jin Long Jiang, arrêté le 2 avril, est en rétention au CRA de Vincennes, une place est retenue pour son expulsion le 17 avril, date à laquelle M. Besson a décidé de démembrer cette famille en la privant d’un mari et père.
Leur situation est celle que vivent des centaines de familles, (18 interpellations de familles connues de RESF à Paris autour du 1er avril ).
La déclaration publique des  artistes en 2007, et plus de 100 000 signatures de la pétition « Laissez les grandir ici » ont traduit le refus de la chasse aux sans papiers, et ont permis de sauver des centaines  d’entre eux.
Il faut libérer Jin Long Jiang et le régulariser avec sa femme et ses enfants. Leur vie est ici.
Il faut régulariser les familles et les jeunes sans papiers qui, comme eux,  font les frais dans leur vie quotidienne des déclarations démagogiques et des basses œuvres du ministère de la rafle et du drapeau.
Contre l’arbitraire, nous en appelons à la justice, à l’intelligence, au sens de l’histoire.  A nous tous anonymes,  artistes et politiques,  d’exiger  que la revendication de 2007 « laissez les grandir ici » se traduise enfin dans les lois et dans les faits.
Tribunal administratif pour Jin Long Jiang : mardi 7 avril 12h 30  - 7 rue de Jouy Paris 75004. Soyons présents !
Préfecture de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Matignon  :
Elysée fax : 01 47 42 24 65
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr